Territoires et numériques

Après dix ans d’accoutumance à l’univers de l’Internet, l’ensemble des citoyens a peu ou prou pris conscience de l’importance, désormais à la taille de l’inévitable, des outils numériques. Même si des écarts d’appréhension persistent entre générations, entre milieux métropolitain et rural, entre grandes entreprises et TPE. … et également en matière d’accessibilité technique et financière.

Pour autant, dans le domaine d’une action publique de niveau régional au moins, le temps est venu de confier aux acteurs de la filière numérique eux-mêmes (laboratoires de recherche, entreprises, etc.) le soin d’approfondir les voies de l’appropriation de techniques qui ne doivent plus être des obstacles, et de témoigner de leur utilité administrative, de leur équité sociale, de leur efficacité productive, de leur valeur culturelle.

La rencontre entre des services numériques en voie de maturité et les populations doit désormais passer par la réalisation d’initiatives d’excellence entre acteurs locaux publics et privés et des salariés, des clients, des usagers, des patients, des visiteurs.

Il revient donc à ces acteurs territoriaux de s’emparer de projets ambitieux, de « seconde génération », qui chercheront à identifier leur modèle économique pérenne, leurs scénarios d’usage, les alliances locales qu’ils nécessitent.

Sur les enjeux qui la concernent en propre de par ses compétences (tout en en partageant certains avec d’autres acteurs publics ou professionnels), la Région ouvre donc une nouvelle voie d’intervention : il s ‘agit désormais de répondre « sur mesure », sans préalable prescriptif, à des projets individualisés, dans tel ou tel espace local, portés par tels ou tels acteurs. Grâce à quoi, ces actions ambassadrices auront, à n’en pas douter, une capacité d’entraînement que nulle action massive de marketing ne pourra offrir.

Détails de l’évolution de la politique régionale territoires numériques de 2003 à 2011

Les domaines des projets que la collectivité régionale se propose d’instruire sont spécifiquement ceux où les services numériques sont à même de vaincre ou de compenser, sans charges excessives et sans déshumanisation, les fractures produites par le jeu de distances et de temps, de plus en plus contraints :