Le THD en Aquitaine - Publication Mai 2010

25 mai 2010

Parce que le très haut débit de demain, qu’il soit filaire ou provisoirement hertzien, sera véhiculé en tout ou partie, par la fibre optique fibre optique Fil de verre d’un huitième de millimètre de diamètre, conçu pour guider la lumière dans une gamme de longueur d’ondes permettant de transmettre des communications électroniques à très haut débit ( 10 Gbit/s et plus par multiplexage de plusieurs longueurs d’onde) sur des distances très grandes (plusieurs dizaines de kilomètres) et sans perturber ni subir de perturbation d’autres signaux de télécommunications ou électriques voisins. , les élus régionaux réunis en séance plénière le 9 juillet 2009, ont décidé d’engager un programme cadre dont l’objectif consiste en fait, sur 20 ans, à substituer par un câblage optique les quelque 1,6 millions de prises téléphoniques en cuivre pour le transport des données multimédias - notamment véhiculées par Internet.

    Dans la continuité du Schéma haut débit

Dès 2001, les premiers éléments d’un schéma régional de développement du haut débit ont été élaborés et adoptés par les élus dans un « Rapport sur l’aménagement du territoire en matière de réseaux haut débit » (délibération n°2001.1587).

Ce rapport, rendu notamment nécessaire par le non maintien des infrastructures de réseaux de France Télécom dans le domaine public, a permis l’élaboration puis l’adoption, en juin 2003, d’un premier « Schéma de développement régional du haut débit » (délibération n°2003.1175), dont les deux axes principaux étaient le soutien financier aux réseaux des départements et agglomérations et la définition du besoin d’une dorsale régionale.

Ce schéma a su s’adapter trois fois au cours de ces six ans afin de suivre l’évolution rapide du contexte législatif (L1425-1 du CGCT en 2004), du contexte technique (téléphonie mobile et déploiement de réseaux reliants les conurbations par les acteurs privés – ce qui autorisait le non déploiement d’une dorsale régionale- ,en 2004 : Schéma HD 2004, licences WiMax Wimax Worldwide Interoperability for Microwave Access : technologie basée sur des ondes radio permettant l’usage d’internet haut débit dans un rayon de quelques km autour d’un point haut d’émission relié à un opérateur ; cette technologie a été utilisée pour résorber les zones d’ombre d’accès à Internet par la technologie cuivre ADSL. et arrivée du très haut débit en 2006 : Schéma HD 2006), et, enfin, du contexte financier (Axe 2 du programme régional FEDER en 2008 : Schéma HD 2008).

Aujourd’hui, grâce à l’évolution récente des offres satellites, chaque entreprise d’Aquitaine comme chaque particulier dispose d’une offre minimale d’accès Internet à 512Kb/s pour près de 30€/mois. De telles offres, bien que de qualité inférieure à celles des réseaux ADSL et des réseaux WiMax Wimax Worldwide Interoperability for Microwave Access : technologie basée sur des ondes radio permettant l’usage d’internet haut débit dans un rayon de quelques km autour d’un point haut d’émission relié à un opérateur ; cette technologie a été utilisée pour résorber les zones d’ombre d’accès à Internet par la technologie cuivre ADSL. , permettent la couverture du territoire par une offre minimale, à un tarif acceptable.

Tag fibre optique sur rouleauEn 2006, l’actualisation du schéma régional du développement du haut débit prévoyait déjà une préparation du très haut débit en 3 axes :

> avec la cartographie du patrimoine de télécommunication aquitain : http://cartes.aquitaine.fr destinée à faire connaître avec précision la couverture du territoire par les réseaux et services de communication électronique ;

> avec le soutien au câblage en fibre optique fibre optique Fil de verre d’un huitième de millimètre de diamètre, conçu pour guider la lumière dans une gamme de longueur d’ondes permettant de transmettre des communications électroniques à très haut débit ( 10 Gbit/s et plus par multiplexage de plusieurs longueurs d’onde) sur des distances très grandes (plusieurs dizaines de kilomètres) et sans perturber ni subir de perturbation d’autres signaux de télécommunications ou électriques voisins. des zones d’activités ;

> avec enfin une action de sensibilisation de tous les maires d’Aquitaine, au moyen d’un guide « Préparer l’arrivée de la fibre optique » destiné à leur faire identifier l’intérêt d’intégrer à l’occasion d’aménagements de réseaux électriques, de gaz ou d’ eau potable comme dans les opérations de restructuration de chaussées ou de création de zones, de lotissements, etc de la fibre optique fibre optique Fil de verre d’un huitième de millimètre de diamètre, conçu pour guider la lumière dans une gamme de longueur d’ondes permettant de transmettre des communications électroniques à très haut débit ( 10 Gbit/s et plus par multiplexage de plusieurs longueurs d’onde) sur des distances très grandes (plusieurs dizaines de kilomètres) et sans perturber ni subir de perturbation d’autres signaux de télécommunications ou électriques voisins. avec la pose, à coût marginal, de fourreaux , gaines et chambres de tirage spécifiques faisant fonction d’infrastructures d’accueil destinés à accueillir le passage futur de câbles optiques.

    Un pas en avant vers le progrès pour l’ensemble des Aquitains

La montée en besoins des entreprises et des particuliers, l’arrivée des services très haut débit au niveau mondial, le déploiement, pour l’heure très localisé, de services très haut débit nationaux, mais aussi la dégradation technique, lente mais inévitable, du réseau téléphonique en cuivre dessinent à moyen terme le scénario implacable d’une nouvelle fracture numérique.

On peut constater ainsi que la progression de l’offre commerciale et de ses services associés comme de la demande des particuliers aussi bien que des professionnels, qui n’a connu aucun ralentissement depuis plus de 14 ans, date du début de la démocratisation de l’accès Internet (avec des offres à 10 francs de l’heure pour des débits de 56Kb/s). De ce fait, on en arrive aujourd’hui à la limite technique des possibilités du câble de cuivre du réseau téléphonique national.

Les services numériques de demain imposent dès lors le remplacement du réseau cuivre téléphonique par un réseau de fibre optique fibre optique Fil de verre d’un huitième de millimètre de diamètre, conçu pour guider la lumière dans une gamme de longueur d’ondes permettant de transmettre des communications électroniques à très haut débit ( 10 Gbit/s et plus par multiplexage de plusieurs longueurs d’onde) sur des distances très grandes (plusieurs dizaines de kilomètres) et sans perturber ni subir de perturbation d’autres signaux de télécommunications ou électriques voisins. .

Les grands opérateurs privés sont en phase de définition de leur stratégie THD THD THD ou Très haut débit

Débit au minimum de 50 Mbit/s dans le sens descendant et de 10 Mbit/s dans le sens remontant, nécessitant le raccordement des utilisateurs partiellement ou de bout en bout par la technologie fibre optique ; les réseaux FttH ( raccordement optique de bout en bout) permettent d’atteindre des débits symétriques de 100 Mbit/s et plus à terme.
. On sait cependant déjà que la couverture du très haut débit de l’Aquitaine par leur seule intervention se limitera, sous 5 ans, aux quartiers les plus rentables des plus denses conurbations.

Ainsi que l’a rappelé le vice-président François Maïtia en Séance plénière le 9 juillet 2009, « le haut débit est vécu par la population comme un service public, or on [les opérateurs économiques, NDLR] ne le pratique pas ainsi : soit on est considéré comme un client situé dans une zone rentable et on obtient le service, , plus souvent on est un peu moins intéressant et on a du mal à trouver un fournisseur, enfin d’autres ne sont jamais servis parce qu’on ne raccorde pas un territoire qui n’est pas rentable ».

Cette vision à court terme du marché va s’amplifiant avec le temps et les effets d’une dérégulation non compensée. Elle présente un risque majeur pour la compétitivité des entreprises, de la recherche, du monde de la formation initiale ou continue et donc pour l’emploi, l’accès au savoir et l’expression culturelle. En somme, pour l’attractivité et l’équilibre des territoires.

    144 millions d’euros pour démarrer un programme de 20 ans

THD aménagement Comme elle l’a été pour l’évolution vers le haut débit, la Région sera l’architecte du développement du très haut débit. Elle coordonnera, voire impulsera quand cela sera nécessaire, les schémas territoriaux des collectivités appelées à prévoir et décrire les réseaux de fibre optique fibre optique Fil de verre d’un huitième de millimètre de diamètre, conçu pour guider la lumière dans une gamme de longueur d’ondes permettant de transmettre des communications électroniques à très haut débit ( 10 Gbit/s et plus par multiplexage de plusieurs longueurs d’onde) sur des distances très grandes (plusieurs dizaines de kilomètres) et sans perturber ni subir de perturbation d’autres signaux de télécommunications ou électriques voisins. indispensables à leur futur.

Selon les études spécifiques commanditées par la Région, le coût d’aménagement de l’Aquitaine en fibre optique fibre optique Fil de verre d’un huitième de millimètre de diamètre, conçu pour guider la lumière dans une gamme de longueur d’ondes permettant de transmettre des communications électroniques à très haut débit ( 10 Gbit/s et plus par multiplexage de plusieurs longueurs d’onde) sur des distances très grandes (plusieurs dizaines de kilomètres) et sans perturber ni subir de perturbation d’autres signaux de télécommunications ou électriques voisins. est aujourd’hui estimé à 1,7 milliards d’euros. Compte tenu de ce que l’on sait et peut envisager, de la mobilisation prévisionnelle des opérateurs, un ensemble de ressources publiques devrait être être mobilisé à hauteur d’1,3 milliards !

On comprend dès lors que conduire « d’un seul coup » une opération d’une telle ampleur rend le projet irréaliste

La Région propose donc un programme organisé, sur le long terme, en 3 étapes :

  • d’ici à 5 ans, les communes ou ensembles agglomérés de plus de 5 000 habitants pourraient être pris en compte ;
  • d’ici à 10 ans, les communes ou ensembles agglomérés de plus de 1 500 habitants seraient eux-mêmes traités - ce qui se traduirait déjà par la création d’un parc de 1,1 millions de prises optiques raccordables ;
  • à échéance de 20 ans, l’ensemble du territoire régional, à l’exclusion des écarts pourrait enfin être pris en compte.

Bernard Vauriac, l’élu régional rapporteur du programme devant l’Assemblée a précisé : « La Région apportera son soutien aux projets de construction d’infrastructures de fibre optique fibre optique Fil de verre d’un huitième de millimètre de diamètre, conçu pour guider la lumière dans une gamme de longueur d’ondes permettant de transmettre des communications électroniques à très haut débit ( 10 Gbit/s et plus par multiplexage de plusieurs longueurs d’onde) sur des distances très grandes (plusieurs dizaines de kilomètres) et sans perturber ni subir de perturbation d’autres signaux de télécommunications ou électriques voisins. réalisées par les collectivités infra-régionales et s’engage sur une participation financière régionale maximale pour 10 ans à hauteur d’un tiers du coût public évalué s’avérant nécessaire pour couvrir les communes ou ensembles agglomérés de plus de 1 500 habitants, soit 144 millions d’euros. Les 15 millions d’euros non utilisés dans le cadre du programme précédent sur le haut débit - du fait de la perte d’intérêt de construction d’une « dorsale régionale » - seront programmables sur les opérations d’encadrement et d’initialisation du programme très haut débit ».

Concrètement, la Région :

La Région s’engage dès lors à initier une activité d’animation à l’échelle de l’ensemble du territoire , toujours en liaison et en accord avec les collectivités territoriales qui s’investiront dans l’opération de manière à faciliter la mise en cohérence des projets des unes et des autres.

Ce programme nécessitera des moments réguliers, au minimum tous les cinq ans, qui permettront de mesurer le niveau d’avancement opérationnel de l’opération et de réajuster en tant que de besoin les objectifs.

Ainsi, en 2015, voire à une date antérieure, la Région sera à même d’examiner l’opportunité d’une intervention complémentaire adaptée qui permettrait d’accélérer la pose de fourreaux par les collectivités rurales ou encore de compléter la couverture du territoire par un « service d’attente » hertzien (un « moyen très haut débit ») à même d’installer une phase de « montée en débit » pour des territoires qui ne pourraient raisonnablement pas être pris en compte à moyen terme en terme de câblage optique.

    Une vision claire

Pour réaliser ces objectifs, la Région doit agir aujourd’hui pour aider à ce que s’organisent autant que possible dans le temps les investissements publics mais aussi privés : en affichant son engagement, elle fera tout son possible pour éviter la préemption des seules zones rentables par les opérateurs privés.

« Nous ne souhaitons pas que la moindre parcelle du territoire d’Aquitaine soit laissée pour compte, y compris sur le plan du Très haut débit », concluait Alain Rousset lors de l’Assemblée plénière du 9 juillet, confirmant ainsi la volonté de l’ensemble des élus qui ont adopté le programme à l’unanimité.

Ce sont à la fois les autoroutes, les voies départementales et les chemins vicinaux de la communication électronique qu’il faut mettre en œuvre.

    En savoir plus

Lire le rapport « Programme cadre d’actions de la Région Aquitaine pour le développement vers le très haut débit des infrastructures de communications électroniques

Pour faciliter la lecture en ligne au format pdf ou le téléchargement du document, nous vous le proposons découpés en plusieurs éléments.

Lire le bréviaire du THD et du programme cadre régional

Lire la Délibération N° 2009.1446 adoptée par les élus en séance plénière du 9 juillet

    Vidéo du débat de la séance plénière sur le programme THD THD THD ou Très haut débit

Débit au minimum de 50 Mbit/s dans le sens descendant et de 10 Mbit/s dans le sens remontant, nécessitant le raccordement des utilisateurs partiellement ou de bout en bout par la technologie fibre optique ; les réseaux FttH ( raccordement optique de bout en bout) permettent d’atteindre des débits symétriques de 100 Mbit/s et plus à terme.

IMG/flv/pleniere20090709_haut_debit.flv

Crédits photos