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Compte tenu de l’évolution du contexte législatif, du
déploiement du haut débit au niveau national comme au
sein de la région ainsi que de l’organisation des financements
européens, les conseillers régionaux ont adopté en
juin 2004 un rapport d’état d’avancement du Schéma
régional (délibération n°2004.1269), qui précise et adapte certaines
orientations initiales, notamment la prise en compte de la
téléphonie mobile dans le soutien financier
accordé aux départements.
En 2005, de nombreux projets aquitains ont été mis en
place, tant en matière d’accès concurrentiel au haut
débit, qu’en faveur de la couverture en téléphonie
mobile (décidées en 2004).
Le déploiement de l’ADSL par France Télécom, le
développement du dégroupage total et le lancement du
marché de la boucle locale radio (Wimax) ont incité la
Région à adapter sa politique d’aménagement haut
débit du territoire, sans en modifier les principales missions.
C’est ainsi que le Rapport sur l’évolution du Schéma
régional du haut débit voté en juin 2006 (délibération n°2006.0948) précise et adapte certaines orientations initiales, avec
notamment : le déploiement des équipement de BLR (Wimax),
la modification du règlement d’intervention en faveur des PME
régionales, la réalisation de bretelles de liaison, la
construction de dessertes locales par la fibre optique au sein des
zones d’activités économiques (ZAE), la
réalisation d’études pour le recensement des
infrastructures de télécoms existantes.
Lire les évolutions du Schéma régional en 2006
Les élus régionaux réunis en Séance Plénière le 28 janvier 2008 ont adopté un règlement d’intervention dans le cadre du programme régional Feder pour son axe 2 consacré aux TIC. Celui-ci actualise et met en perspective les éléments du Schéma régional du haut débit et ouvre la voie du très haut débit.
Plus d’informations sur le règlement d’intervention TIC
Le rôle que la région Aquitaine a entendu se donner dans
son programme haut débit répondait à trois objectifs :
Ces trois objectifs avaient un but commun : favoriser
l’émergence d’une situation "d’équité
compétitive" sur l’ensemble de la région.
Dans le rapport de 2003, le Schéma régional mettait en oeuvre trois programmes prioritaires fortement associés :
En 2004, dans un
contexte en permanente évolution, tant au niveau
législatif que réglementaire, économique ou
technologique, l’adaptation de la première mouture du
Schéma régional s’est imposée.
Ainsi, l’article L 1511-6 du Code général des
Collectivités territoriales (CGCT) est remplacé par
l’article
1425-1,
issu de l’article 50 de la loi n°2004-575 pour la confiance dans
l’économie
numérique
du 21 juin 2004. Il autorise les collectivités à
déployer sur leur territoire des réseaux passifs et/ou
actifs harmonisés entre eux et à les mettre à
disposition des opérateurs de services de manière
équitable et transparente. Elles ne peuvent cependant devenir
elles-mêmes opératrices de services ouverts au public
qu’après avoir fait le constat de la carence d’une
pluralité d’offres.
De même, les critères d’instruction pour la mise en
oeuvre des fonds européens (Feder) ont été
modifiés, permettant notamment que les collectivités
locales négligées par le marché puissent
être soutenues dans leurs investissements sur des réseaux
haut débit dès lors qu’elles respectent les principes de
neutralité technologique et de libre concurrence et qu’elles
agissent dans un cadre régional cohérent.
Enfin au cours de l’année 2004, quatre des cinq
départements aquitains ont signé avec l’opérateur
historique la charte « département innovant » illustrant la
volonté de France Télécom d’activer rapidement une
grande partie, puis finalement la totalité, des
répartiteurs de son réseau pour étendre l’offre
ADSL au plus grand nombre possible de foyers (fonction de ses
critères techniques et financiers).
Dans ce contexte, le Rapport sur l’état d’avancement du
Schéma de développement régional du haut
débit, adopté par l’Assemblée
régionale le 28 juin 2004 a confirmé le projet de
construction d’une infrastructure dorsale régionale. Une
assistance juridique et technique est lancée pour approfondir
les modalités de mise en oeuvre de ce projet. Il décide
parallèlement de contribuer, dans le cadre de son soutien aux
départements, à la résorption des zones d’ombre en
téléphonie mobile.
Le paysage du secteur des télécommunications a fortement évolué en l’espace de deux ans :
France Télécom a décidé d’ouvrir l’ADSL
jusqu’au dernier répartiteur à l’échéance
2006. Elle se propose aussi d’ouvrir le très haut débit
dans une sélection de zones d’activité, en
complément de son offre « Entreprises » 2Mb/s
péréquée sur le territoire national.
Les politiques des autres opérateurs ont également
changé : le réseau de transport
d’électricité d’EDF accélère le
déploiement de la fibre optique sur ses pylônes,
l’opérateur « de gros » Interoute et l’opérateur Completel
sont désormais présents en Aquitaine ; Free a
racheté la licence de boucle locale radio d’Altitude ; une
filiale de Bouygues a racheté l’opérateur Axione qui
exploite le réseau très haut débit de Pau ; 9
Télécom et Cegetel ont fusionné…
Par ce
dynamisme désordonné du secteur, désormais,
plusieurs offres de réseaux existent entre la plupart des
agglomérations d’Aquitaine.
Enfin, l’Autorité de Régulation des Communications
électroniques et des Postes
(Arcep) a
également animé le marché en créant des
conditions favorables au dégroupage total de la boucle locale
filaire, permettant ainsi l’offre simultanée de la
téléphonie, de l’internet et de la
télévision sur l’ADSL. L’Arcep a également conduit
France Télécom à mettre à disposition par
location une partie de son réseau de fibres optiques.
A l’été 2005, l’Arcep a relancé
le marché de la boucle locale radio, cette technique hertzienne
de distribution du haut débit devenue efficace avec
l’arrivée du standard technique Wimax que l’on peut qualifier de
« super Wifi », en lançant une offre de candidature pour
l’attribution de licences Wimax dans les régions.
Dans l’objectif d’une couverture des zones blanches ADSL et d’une
concurrence pour les services offerts aux entreprises, la
Région, en concertation avec les Départements, a
déposé une candidature à l’attribution d’une
licence Wimax en février 2006.
L’Arcep a attribué le 7 juillet 2006 les licences Wimax, et pour la première fois six collectivités locales en sont bénéficiaires, dont l’Aquitaine. Cette décision conforte l’implication croissante des collectivités dans les réseaux de communications électroniques ouverts à l’ensemble des opérateurs. Elle reprend également l’engagement de la Région de céder cette autorisation, à titre gratuit, aux cinq départements.
Lors de la commission permanente du 27 novembre 2006, les élus régionaux ont autorisé le Président à déposer les 5 dossiers de cession auprès de l’Arcep qui disposera d’un délai de 3 mois pour donner son approbation. Ainsi la cession pourrait être effective d’ici à fin mai 2007.
Par la suite, soutenu par la Région, chaque département qui le souhaite pourra utiliser sa nouvelle autorisation pour exploiter la technologie WiMax dans ses projets haut débit.
L’ensemble de la politique régionale sur la technologie WiMax est développé dans le nouveau Schéma de développement du haut débit.
Du fait de l’apparition d’offres concurrentes d’interconnexion entre
les agglomérations d’Aquitaine, le Schéma
voté le 19 juin 2006 fait évoluer le projet de dorsale de
2003 vers la réalisation au coup par
coup de bretelles de liaison assurant la connexion de villes moyennes
ou de communautés de communes porteuses de projets effectifs et
qui ne seraient pas situées sur les principaux axes
d’interconnexion assurés par plusieurs opérateurs.
De même, l’intervention régionale de soutien solidaire
prévue en 2003 pourra
également désormais soutenir les communes ou EPCI
porteurs de projets.
Ce Schéma prend également en compte les évolutions
possibles du secteur des télécommunications en essayant
de préparer au mieux le futur, dans cet univers hyperactif et
complexe des télécommunications :
Enfin, le Schéma poursuit la politique de soutien de la Région en faveur des PME régionales en modifiant le règlement d’intervention. Depuis le 1er juillet 2006, les entreprises privées d’accès bon débit permanent (de type accès xDSL ou câble) adapté à la nature de leur activité peuvent percevoir de la Région (sous réserve d’égibilité) une aide de 100 euros/mois pour une PME, et de 150 euros/mois pour un groupement de PME (durée maximale de 12 mois en matière d’abonnement au service haut débit). Cette aide doit leur permettre d’accéder à une connexion minimale permanente à des coûts forfaitaires et compétitifs.
Entre 2003 et 2006, la Région a été l’interlocutrice privilégiée des collectivités porteuses de projets de réseaux, compte tenu de la difficulté à mobiliser les fonds de l’Europe et de l’Etat en la matière. C’est pourquoi le Schéma régional de développement du haut débit que la Région Aquitaine a adopté comme une priorité structurante a eu un rôle clé dans la réalisation des projets de réseaux d’initiative publique.
La Région a tenu à maintenir des rapports équilibrés avec les opérateurs. Ainsi, au moment où les opérateurs privés ont déployé leurs infrastructures, elle a pris la décision de ne réaliser des tronçons de la dorsale régionale prévue originellement qu’en cas de carence absolue de réseaux de moyenne distance.
Cette politique a fait figurer la Région Aquitaine, aux niveaux national et européen, à la pointe de la réflexion stratégique, comme de la souplesse opérationnelle. C’est ce qui lui a permis d’obtenir, avec seulement quatre autres Régions, la licence WiMax. Celle ci a aussitôt été mise à disposition des Départements à titre gracieux pour qu’ils l’utilisent dans leur programme de résorption des zones d’ombre ADSL, tout en les alertant sur la limite de toute solution technique, surtout non arrivée à maturité industrielle.
Le haut débit a ainsi donné lieu à la mobilisation, sur la période 2003/2007, de 25 M€ pour plus de 120 M€ d’opérations qui constituent autant de biens patrimoniaux publics, dont la valeur d’avenir est garantie par l’arrivée du très haut débit.
C’est à n’en pas douter l’efficacité d’ensemble de ces dispositifs, élaborés au fur et à mesure que les situations et les technologies évoluaient qui a permis que le programme Feder 2007 - 2013 prenne effectivement en compte l’enjeu numérique au bon niveau, le partenariat de l’Etat et de la Région faisant le choix, avec l’accord complet de la Commission européenne, d’identifier un axe 2 dédié aux TIC
Les axes d’intervention du Feder et de la Région ne sont pas seulement voisins, ils sont convergents. Les 45 M € en fonds européens et les 19 M€ de contreparties régionales représentent 50 % du besoin de financement identifié dans la maquette prévisionnelle du programme Feder.
Le nouveau règlement d’intervention TIC regroupe, harmonise et actualise les précédentes décisions mises en place au titre de la politique régionale TIC. Il répond ainsi à deux nécessités :
En matière de communications électroniques, ce règlement définit plusieurs priorités :